Douglas Stanley, « Le design et l’algorithmisation »

Artiste d’origine américaine, Douglas Edric Stanley est professeur d’arts numériques à l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence où il a fondé L’Atelier hypermédia, un atelier qui traite l’algorithme et le code en tant que matières plastiques. Il fait également partie de l’équipe du master Media Design de la Haute école d’art et de design de Genève où il enseigne le design algorithmique.Il a donné de multiples workshops sur la programmation artistique pour divers associations, universités et écoles d’art. Il a participé en tant qu’artiste à de nombreuses expositions liées à l’art informatique.


17 mars 2016 – 18 h
Salle 119 Palais universitaire
Strasbourg

Alaric Garnier, « Les outils du typographe »

Alaric Garnier est designer graphique, typographe et peintre en lettres. Diplômé de l’Ensba Lyon, il a suivi un apprentissage de peintre en lettres traditionnel auprès de Sean Barton à Seattle et travaille aujourd’hui principalement dans le secteur culturel en collaborant régulièrement avec des artistes sur des commandes ou des projets auto-initiés. À côté de sa pratique de designer, il enseigne le dessin de caractères à l’Ensba Lyon et donne régulièrement des workshops dans des écoles d’art et de design (ESAD Reims, Glasgow School of Arts, Bauhaus Weimar). En 2015, il co-fonde les ateliers Rotolux accueillants designers et plasticiens dans une ancienne imprimerie à Bagnolet, ainsi que Rotolux Press, plateforme d’auto-édition animée avec Léna Araguas.


10 mars 2016 – 18 h
Auditorium – HEAR à Strasbourg
1 rue de l’Académie
67082 Strasbourg

Bruno Bachimont, « Formes, concepts, matières : quels place et rôle pour le numérique et la technique ? »

Enseignant-chercheur, directeur à la recherche de l’université de technologie de Compiègne. Ingénieur civil des Mines de Nancy en 1985, docteur en informatique de l’université Paris 6 en 1990, docteur en épistémologie de l’École polytechnique en 1996, habilité à diriger les recherches (université de technologie de Compiègne) en 2004. Après des recherches dans le domaine de l’intelligence artificielle en milieu médical (INSERM), Bruno Bachimont rejoint en 1998 l’Institut national de l’audiovisuel (Ina) où il dirige la recherche de 1999 à 2002.Il devient en 2002 enseignant-chercheur à l’université de technologie de Compiègne (UTC). Il y assume la direction à la recherche depuis 2006. Il fut conseiller scientifique à l’Ina de 2002 à 2012. Ses recherches portent sur trois objets : une philosophie de la technique et du numérique, pour comprendre en quoi nos connaissances et modes de pensée sont constitués, reconfigurés par la technique de manière générale et le numérique en particulier ; une approche du document et de la mémoire, pour articuler les possibles de la technique (ingénierie documentaire, préservation numérique) avec une phénoménologie de la mémoire et du passé ; et enfin les ontologies formelles, pour comprendre comment expliciter et formaliser les cadres conceptuels de notre pensée.


3 mars 2016 – 18 h
Salle 119 Palais universitaire
Strasbourg

Kévin Donnot, « Faire avec – outils numériques et pratique du design graphique »

Kévin Donnot est designer graphique et travaille principalement pour les milieux artistiques et culturels au sein de l’atelier E+K, co-fondéavec Élise Gay en 2011. Concevant des projets aussi bien sur papierque sur écran, sa pratique questionne le passage de l’un à l’autre. Cette perméabilité l’incite à penser l’imprimé de manière dynamique et à envisager les supports interactifs avec une attention particulière portée au détail typographique. Kévin Donnot est également enseignant au sein de l’option Design graphique de l’École européenne supérieure d’art de Bretagne – site de Rennes et mène régulièrement des workshops dans les écoles d’art françaises. Il est co-fondateur de la revue Back Office, à paraître prochainement, qui interroge les rapports qu’entretiennent design graphique et pratiques numériques.


4 février 2016 – 18 h
Auditorium – HEAR à Strasbourg
1 rue de l’Académie
Strasbourg

Sarah Garcin, « Outils et projets conviviaux »

Diplômée de l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, Sarah Garcin est designer graphique et designer d’interaction. Elle travaille au sein du collectif g-u-i (Bachir Soussi Chiadmi, Angeline Ostinelli, Julien Gargot, Benoît Verjat et Nicolas Couturier), un studio de designers qui travaille sur des projets éditoriaux, d’identité graphique, de sites web et d’installations interactives.

Elle s’intéresse particulièrement à la question des outils, de la documentation, et elle est impliquée dans la communauté du logiciel libre. Elle a d’ailleurs créé, avec Raphaël Bastide et Bachir Soussi Chiadmi, l’association OLA (Outils libres alternatif), qui organise des workshops sur les logiciels libres pour la création.
Elle participe également à des projets de recherche, dans lesquels elle développe des outils de documentation pour l’apprentissage et le partage de connaissances.


21 janvier 2016 – 18 h
Auditorium – HEAR à Strasbourg
1 rue de l’Académie
67082 Strasbourg

Indra Kupferschmid, « Technological Shifts in Type »

Indra Kupferschmid est typographe et enseignante à la HBKsaar, Université des arts de Saarbrück. Nourrie aux spécimens typographiques, elle s’intéresse à la typographie sous toutes ses formes : de l’histoire de la typographie aux webfonts en passant par la recherche, l’écriture et la création de caractères. Co-auteure de Helvetica Forever publié chez Lars Müller Publishers (2008), elle a également écrit Buchstaben kommen selten allein, un essai sur la typographie publié chez Niggli (2003) et consulte régulièrement pour l’industrie. Elle contribue également aux périodiques et aux sites Codex, Slanted, Typographica et Fonts in Use


17 décembre 2015 – 18 h
Salle 119 Palais universitaire
Strasbourg

Jean-Noël Lafargue, « Amnésie »

Né en 1968, ancien étudiant de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris (atelier Pierre Carron), maître de conférences associé à l’Université Paris 8, professeur à l’École supérieure d’arts du Havre, intervenant à l’Esac de Pau, l’Eesi d’Angoulême, l’Eesab de Rennes, l’Ensci/Les ateliers, e-Artsup institut, l’Université de Tours… Réalisateur ou programmeur d’une douzaine de cdroms. Collaborateur régulier d’artistes comme Claude Closky et Jean-Louis Boissier.
Co-auteur, avec Jean-Michel Géridan, de l’ouvrage Processing : Le code informatique comme outil de création, édité en 2011 par Pearson, et auteur de Entre la plèbe et l’élite, paru chez Atelier Perrousseaux et de Les Fins du Monde, de l’antiquité à nos jours, paru chez Bourin Editeur, tous deux en 2012. Créateur du site Scientists of America. Rédacteur du Dernier des blogs.
http://hyperbate.fr


26 novembre 2015 – 18 h
Auditorium – HEAR à Strasbourg
1 rue de l’Académie
67082 Strasbourg

Graphisme technè — novembre 2015 – avril 2016

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Cycle de conférences, organisé par l’Université de Strasbourg (Master Design) et la Haute école des arts du Rhin (Atelier de Communication graphique).

Novembre 2015 — Avril 2016

Le design graphique a souvent été réduit à ses aspects formels et technologiques, entérinant la réduction bien connue du faire-savoir au savoir-faire. Il s’agira, à l’occasion de ce cycle de conférences, de prendre ces notions à rebours, en les mettant en perspective avec les déterminants historiques et culturels qui les traversent. Si les conséquences de l’invention de l’imprimerie ont bien été étudiées et questionnées, la révolution industrielle, ou encore la transition des années 1980 accompagnée de la fin des récits que la modernité mettait en concurrence, ne laissent désormais plus de doutes sur les effets politiques du passage d’un système technologique à un autre. Il est alors possible de s’interroger sur des processus aussi différents que la démocratisation et la standardisation des outils, la capitalisation des savoirs liée aux médias, la perte du monopole technique autrefois détenu par les designers, les métamorphoses économiques qui accompagnent les processus techniques initiés par le design graphique.

En donnant la parole à des graphistes, des théoriciens ou des historiens, ce cycle vise à donner de nouveaux éclairages sur ces questions, comme en contrepoint à la définition que donnait Ellen Lupton du designer-producteur, engagé dans le réseau de plus en plus complexe des processus de production propres au design graphique.